No et moi – Delphine De Vigan – Le livre de Poche

Quatrième de couverture :

Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semblé qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
D. V.

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.
Mais nul n’est à l’abri…

L’avis du poussin :

Un conseil lecture d’une amie, qui a déclenché un coup de cœur total. Nous sommes donc en présence de Lou Bertignac, qui n’est pas de la famille de l’illustre Louis, une jeune fille de 13 ans, surdouée, et pleine d’innocence. Elle est l’enfant unique d’une mère fragilisée par la mort d’un enfant et d’un père qui fait bonne figure. Lorsqu’un sujet d’exposé doit être trouvé, elle choisit les sans-abris par ce biais, elle va faire la rencontre de No, une jeune fille de 18 ans, abandonnée par sa mère, sans abris qui lutte chaque jour contre la faim, la solitude et le froid. Un sujet qui fait naître en moi mille et une questions et surtout incompréhension. Beaucoup de gens se contente de dire, comme le père de Lou «  les choses sont ce qu’elles sont «  et cela s’arrête là, mais pour Lou, c’est inconcevable elle va donc avec l’accord de ses parents hébergé No chez elle. Mais la reconstruction n’est pas évidente le silence d’abord, l’envie de s’en sortir ensuite, puis la descente dans l’enfer de l’alcoolisme et la fuite. Comment peut on retrouver des repères de vie quand on a vécu autant de temps dehors à survivre.

C’est un roman qui, pour moi, devrait être au programme de français dès le collège, pour que chaque enfant soit sensibilisé à cette misère. Un reportage a été diffusé le 29/09 sur France 5 sur ce sujet, survivre dans la rue, femmes invisibles, voici le lien pour le replay http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/videos/survivre_dans_la_rue_29-09-2015_937747

Extrait :

On est capable d’envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l’espace, d’identifier un criminel à partir d’un cheveu ou d’une minuscule particule de peau, de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride, de tenir dans une puce microscopique des milliards d’informations .On est capable de laisser mourir des gens dans la rue.

Note du poussin : 5/5 Coup de cœur

Lien vers l’auteur : http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/delphine-de-vigan-19509.php

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le poussin littéraire

5 Comments

  1. Ton article est vraiment sympa. Le reportage dont tu parles, je vais le regarder en replay car j’étais sur la 2 ce soir là ;-). Après, je ne pense pas le lire. Je ne suis pas forcément la cible et j’ai tellement de livres à lire……

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *