Delphine De Vigan – Rien ne s’oppose à la nuit

20150819_162929Quatrième de couverture :

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

L’avis du poussin :

Oh qu’elle va être dure à écrire cette chronique, si j’avais su qu’il me toucherait de si près, je ne l’aurais sans doute pas lu.

Ce roman a reçu différents prix littéraires notamment  le prix du roman Fnac, le prix Renaudot des lycéens et le prix France Télévisions 2011 ainsi que le Grand prix « roman » des lectrices de Elle 2012.

La quatrième de couverture a convaincu mon acte d’achat sans savoir ce qu’il contenait vraiment.

Delphine De Vigan a écrit son roman en trois parties l’enfance de Lucile (sa mère), la vie d’adulte de celle-ci comprenant la naissance de ses filles et pour finir le suicide et la gestion de l’après. 

 Ces parties sont composées à la fois du récit concernant le passé et des moments de doutes de l’auteur quant à cette écriture qui remue tant de moments que tout le monde aurait préféré oublier.

Cela raconte les multiples et bouleversants drames familiaux qui se sont produits pendant toute une génération dans cette famille comme une malédiction, mais aussi la maladie de Lucile, « psychose maniaco-dépressive ou bipolarité »

Voilà pourquoi il m’a tant touché ma mère étant bipolaire depuis tant d’années, chaque description de crise de démence ou de folie dépensière dans ce livre m’a  renvoyé à mon enfance et à cette maladie ingérable aussi bien pour le malade que pour l’entourage. On s’habitue à tout, à devenir l’allié, l’ennemi ou les deux à la fois. 

Il y a un passage qui m’a projeté dans ma propre vie et ma propre détermination : 

« À partir de quatorze ans, ne pas ressembler à ma mère a constitué pour moi une préoccupation majeure, un objectif prioritaire. Je ne voulais en rien être semblable à Lucile, ni sur le plan physique, ni sur le plan psychologique, et recevais comme une insulte toute comparaison hâtive établie entre nous. »

En résumé, un livre bouleversant pour moi, mais je pense également pour quiconque ayant de l’humanité.

La phrase marquante : Sans doute avais-je envie de rendre hommage à Lucile, de lui offrir un cercueil de papier, car, de tous, il me semble que ce sont les plus beaux

Note du poussin : 4/5

Lien vers l’auteur : http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/delphine-de-vigan-19509.php

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