Avant, j’avais deux seins de Delphine Apiou – Editions Robert Laffont

Quatrième de couverture :

Un cancer du sein, ça surprend, un second encore plus. Dans un tourbillon d’émotions, de rires et de larmes, Delphine Apiou en fait la chronique sans concession. Comment annoncer son cancer à sa famille (« Papa, maman, devinette : qu’est-ce qui est rond et qui ne grossit que dans un seul sein ? »), comment le cacher à son banquier (« Non, non, ça va, je suis juste un peu fatiguée… Je signe ou pour le prêt ? »), comment résister aux réactions loufoques des copains (« Fais voir ton nichon… Ouais, c’est moche, mais il t’en reste un autre. »), comment parler avec le corps médical (« Il y a bien deux m à mammectomie ? »)… ?
Surtout, Delphine Apiou aborde, sans détour, la question : la rencontre amoureuse est-elle compatible avec la reconstruction mammaire ?
Hilarant, débordant de verve et d’énergie, son livre clame que la vie continue malgré l’épreuve.

L’avis du poussin :

Comme vous le savez, ou peut-être pas, le mois d’octobre est le mois international de dépistage du cancer du sein, appelé couramment Octobre Rose, une mobilisation qui a pour objectif de sensibiliser et de collecter des fonds dans le but d’améliorer la recherche.

C’est en regardant le Grand Journal sur Canal+, en septembre, que j’ai découvert Delphine Apiou qui parlait de son livre : Avant, j’avais deux seins, l’interview m’a chamboulée, la description du livre intriguée, il a fallu attendre le 01 octobre pour pouvoir se le procurer, chapeau aux Éditions Robert Laffont qui ont réussi à provoquer chez moi de l’impatience pour se procurer ce livre. Après réception, je l’ai regardé sans l’ouvrir, il me fallait un moment spécial pour le lire, vous savez ce moment où vous êtes prêts à rentrer à corps perdu dans un livre qui vous le savez déjà va vous interpellez.

Allez, je me lance, le livre se passe en deux parties, la première est intitulée Ça y’est c’est mon tour , elle relate avec beaucoup d’humour la découverte du cancer du sein, l’annonce aux proches, le périple médical et les réflexions saugrenues des uns et des autres. L’auteure réussie dans cette partie à rendre tout cela drôle et léger, à aucun moment, c’est larmoyant ou déprimant, cela m’a fait penser à une bande dessinée sur ce même sujet, La guerre des tétons issue du blog Tchao Günther, que je ne me suis pas encore procurée, mais dont les dessins sont explicites et pleins d’humour, en voici un petit extrait :

N’hésitez pas à foncer voir le reste sur son blog :  http://tchaogunther.com/

Et sur sa page facebook : https://www.facebook.com/tchaogunther

Pour la deuxième partie de ce livre, on passe à un sujet très peu abordé dans ce contexte : C’est pas tout ça, mais faut que je trouve un mari, et oui, ce n’est pas parce que l’on a un cancer, que l’on doit pour autant oublier son côté femme, comment annoncer que l’on a un sein reconstruit suite à cancer sans que le bonhomme prenne ses jambes à son cou, comment se sentir belle et désirable après un tel chamboulement physique, et le sexe dans tout ça ? J’ai particulièrement apprécié le témoignage d’un homme dont la femme a eu un cancer du sein et qui a eu le courage de rester quand tant d’autres s’enfuient.

Un livre qui donne une belle leçon de courage et qui nous fait relativiser beaucoup de choses ; tout comme ces photos de la magnifique et courageuse Karen qui a posé avec élégance devant l’objectif de Vanessa Tricoire dans le cadre du projet Octobre Rose https://www.facebook.com/media/set/?set=a.732408976887465.1073741896.393741244087575&type=3

Vous pouvez trouver le travail de Vanessa sur son site : http://www.vanessatricoire.com/

Et sur sa page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/vanessatricoirephotographie

Le passage marquant: Bon attention, je ne suis pas non plus décérébrée, je ne me réjouis pas à l’idée que la peau de mes paupières fasse stores vénitiens, ni que le dessous de mes bras pende tellement que de loin on peut me prendre pour une chauve-souris … Mais j’ai tellement eu peur de mourir que je suis contente de pouvoir vieillir. Si je vieillis, ça veut dire que je suis en vie. 

Note du poussin : 4/5 Lecture indispensable

Notes sur l’auteur : Delphine Apiou a deux beaux seins refaits, a été chroniqueuse au «  Fou du roi » sur France Inter et est actuellement rédactrice en chef du mensuel Biba.

 La suivre : https://twitter.com/apiou

Remerciements : Aux Editions Robert Laffont pour ce livre indispensable , à Delphine Apiou de l’avoir écrit , à Vanessa Tricoire et Karen pour l’autorisation de diffusion des photos et pour leur travail fabuleux et enfin merci à Lili pour l’utilisation de son illustration .

Et pour en savoir plus allez sur cancerdusein.org

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Le poussin littéraire

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